Théâtre : mes trois premiers coups de cœur de la rentrée
Une rupture amoureuse qui imprime le cœur, Cocteau et Marais sous l’Occupation, un duel sous haute tension : trois spectacles très différents, un point commun, ils laissent des traces.
✨ Le Garçon nuage à La Scala Paris
Une rupture amoureuse qui imprime le cœur.
Celui de son auteur et de son interprète, Ethan Oliel, bouleversant. Celui du public aussi qui lui offre une standing ovation à la hauteur de son talent. Un moment de scène mémorable où tout le corps et toute l’âme de l’artiste sont engagés.
✨ Les Amants terribles au Théâtre Libre
Cocteau et Marais sous l’Occupation.
Un épisode méconnu de leur histoire d’amour, raconté tout en finesse par Carole Giacobbi (qui signe aussi la mise en scène), dans des décors que le Poète n’aurait pas reniés. Sur scène, des comédiens éblouissants d’humour et de fougue (Julien Honoré, Louka Meliava et Eugénie Derouand), qui défendent leurs personnages dans toute leur complexité.
✨ Diplomatie au Théâtre Hébertot
Bruno Putzulu émeut, en consul Nordling, humaniste autant que déterminé.
Face à lui, Dominique Pinon, magnétique et redoutable en général von Choltitz, qui se fissure peu à peu, fascine.
Dans cette mise en scène précise et sensible signée Béatrice Agenin, la tension monte, monte, monte.
Cette reprise du chef-d’œuvre de Cyril Gély, reste plus que jamais ce miroir tendu à notre époque. Glaçant.
