Les Chroniques

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  • Le songe de Grignan

    N’en déplaise à la météorologie hexagonale souvent capricieuse de début juillet, à Grignan le ciel est invariablement bleu, l’air fleurant bon la lavande. Et à mesure que l’on approche de la ville, le symbole du Festival de la Correspondance, qui existe depuis quatorze ans, s’affiche de manière plus précise dans le paysage urbain… C’est une plume rouge immense, placée sur le clocher de l’église qui rappelle l’histoire de la ville intimement liée à celle de la Marquise de Sévigné. Et pour rendre hommage à cet héritage culturel, les commerçants accueillent le public dans des « chambres d’écriture » où papiers à lettres, enveloppes, encriers, plumes et affranchissement sont gracieusement offerts. Sont également organisés des ateliers d’écriture et de calligraphies, avec des expositions et des concours pour les lycéens.
  • Pierre Cardin, une coupe de champ’ et le décorum de Chez Maxim’s

    Henri Chapier, que l'on ne présente plus, lançait ce soir chez Maxim's son livre « Il est interdit de vieillir! » Invitée par un ami journaliste, je m'étais jurée de profiter du lieu célébrissime et d'interviewer uniquement les coupes de champagne. Evidemment le sort en avait décidé autrement... Sur mon trente et un, je pénétrais dans l'antre de l'élégance à la française, qui avait vu affluer pendant des décennies des artistes brillants et des stars de cinéma mondialement reconnues. Je songeais alors à mon cher Cary Grant ou au grand poète Jean Cocteau qui y avait chacun leur rond de serviette.
  • Cabourg, « fais-moi plaisir! » Dernière journée festivalière…

    En cette matinée de dernière journée de festival, les effets de ce rythme de trois films par jour et de soirées où l'on guinche jusqu'à pas d'heure commencent à se faire sentir, et je titube héroïquement jusqu'à la salle de cinéma. La comédie en question, Une semaine sur deux, réunit Bernard Campan et Mathilde Seigner autour du thème du divorce et de ce que cette rupture représente pour les enfants comme pour les parents. Il faut souligner ici l'excellent casting des gamins qui nous enchantent par leur cinégénie et leur talent pour le jeu. Et le public de Cabourg ne se trompe pas en applaudissant à tout rompre cette comédie familiale, tendre et drôle à la fois.
  • Cabourg la Joueuse, ma première « vraie » journée de festival

    En cette première véritable journée de festival, je me promets une chose: il ne faudra pas céder au chant des sirènes de la fête et des paillettes ce soir et rentrer sagement me coucher en prévision de la soirée du lendemain, déjà annoncée comme le clou du festival avec son célèbre karaoké, orchestré par ce bon vieux Gonzague Saint-Bris... Évidemment entre la théorie et la pratique... A la séance de dix heures, j'apprécie Les Grandes Personnes un premier film avec Jean-Pierre Darroussin et une jeune et talentueuse comédienne, Anaïs Demoustier. Ce film, sorti en 2008, fait partie de la programmation « Ciné Swann » qui permet au public de Cabourg de revoir sur la plage le soir, les films romantiques de l'année comme Chéri de Stephen Frears ou Coco avant Chanel d'Anne Fontaine.