Cinéma: Vous reprendrez bien un peu de rom com !

Le climat socio-politique actuel n’étant guère reluisant, réfugions-nous au cinéma ! Bien sûr, on peut ce mois-ci être d’accord avec le personnage de Tom Cruise dans Oblivion, que rien ne va plus sur notre bonne vieille Terre. Ou encore une fois s’inquiéter comme Jude Law de l’impressionnante progression des anti-dépresseurs dans notre vie (Effets secondaires de Steven Soderbergh). Ce serait oublier notre inaltérable optimisme et surtout notre passion pour les rom com bien ficelées telles qu’Amour et Turbulences et Mariage à l’anglaise, ce mois-ci dans nos salles obscures…

Amour et Turbulences

Une fois n’est pas coûtume en matière de rom com (traduisez comédie romantique), soyons ici fiers d’être Français ! Cocorrricoo !! Cette comédie qui démare « tambours battants » à New York a été écrite, produite et réalisée par une équipe française, avec l’aval de l’entité française d’Universal.

Dès les premières minutes du film nous voici propulsés dans cet univers anglo-saxon que nous adorons, c’est-à-dire drôle, pétillant, cosy et so glamourous. Le choix des comédiens est amplement justifié, chacun apportant fraîcheur, humour et élégance à leurs personnages, particulièrement bien écrits.

Ainsi le personnage campé par Ludivine Sagnier amuse autant qu’il peut émouvoir : c’est une jeune femme artiste, moderne, indépendante, mais également très fragile. Le personnage de Nicolas Bedos, ce Don Juan effroyable du début du film va progressivement révéler ses faiblesses (et nous séduire encore plus). Les répliques entre ces deux personnages font régulièrement mouche.

Les personnages secondaires également sont particulièrement bien écrits comme le personnage du meilleur ami du héros dont le coaching amoureux est plutôt douteux ou bien le personnage de la mère de l’héroïne, incarnée par une Clémentine Célarié survitaminée.

Le prisme enfin de ce lieu incongru de retrouvailles et de confidences qu’est l’avion (avec les passagers de l’avion pour premier public) est une belle trouvaille scénaristique pour se jouer d’une intrigue plan-plan et redynamiter son fameux moteur « meet-lose-get ».

 

Mariage à l’anglaise

 

Evidemment que les maîtres incontestés de la rom com sont actuellement nos amis les Anglais. Ils nous l’ont déjà maintes fois prouvé, notamment avec les comédies signées Richard Curtis et produites par Working Title (Quatre Mariages, Coup de foudre à Notting Hill, Love Actually). C’est justement Working Title qui produit ce Mariage à l’anglaise dont le titre anglais I give it a year était beaucoup plus savoureux et approprié.

Une année, c’est justement le prisme temporel choisi ici pour raconter les difficultés d’un couple de jeunes mariés. Ces deux-là se sont rencontrés puis engagés un peu (trop) rapidement. On les découvre ainsi face à une psy (de plus en plus inquiétante tout au long du film), obligés de revenir sur cette première année de mariage fort éprouvante.

L’originalité de cette comédie est de venir ici complètement dynamiter les principes de la comédie de mariage voire de remariage (cf. les comédies avec Cary Grant), faisant intervenir au cœur de l’intrigue deux personnages secondaires qui vont progressivement prendre plus de place dans l’intrigue et même nous faire prendre du recul par rapport aux personnages principaux. Ainsi l’intrigue parvient à rester imprévisible jusqu’à la fin, tandis que les comédiens déploient humour et charme avec une aisance toute « british »…

 

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